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Pourquoi mon âme te sens-tu si seule ?
Toute la nature marque son éveil
La mésange chante dans le tilleul
Sa joie de voir paraître le soleil.

Ici un crocus, là des jonquilles
Naissent dans la fraîcheur matinale
Le premier lierre lance ses vrilles
Sur le noble tronc d’un chêne ancestral.

Le ruisseau frémit aux tièdes ondées
Qu’un ciel généreux parfois arrose
De fines gouttelettes diaprées
Dont le soleil joue en virtuose

Comme une caresse un vent léger
Frôle et encourage les bourgeons
A s’ouvrir au beau temps et éclater
En une extravagante floraison.

Et les Dieux anciens réapparaissent
Dansant dans une folle sarabande
Les tendres et joyeux amours qui naissent
Donnent à Vénus la plus belle offrande

La vie jaillit partout autour de moi
Et pourtant mon cœur reste triste et las
Ne pourrais-je retrouver les émois
Que ma lointaine jeunesse m’apporta

Je subsiste dans ma solitude
Rejetant de ma survie l’ivresse
Elle est terrible l’incertitude
Qui s’installe au cœur de la vieillesse

Illustration: Alfons Mucha – Le printemps



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