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La langue, cet organe, au milieu de la bouche,
Se pointe hors des lèvres goûtant ce qu’elle touche,
Déclarant la saveur, le goût à ce toucher,
Décidant pour la gorge qui peut s’enclencher.
C’est bon ou c’est amer, c’est la langue qui décide.
Acceptant le venin, elle assume l’homicide.
Quand la langue salive, le goût est bien super,
Quand la moue se déclenche, alors c’est amer.
Cet organe du goût mais aussi du langage,
Déclenche des foudres et parfois elle enrage,
Exprimant bien haut ce que l’esprit pense,
Elle ose, par ses mots, confirmer ses offenses.
Elle parle en parlant en large et en longueur.
Elle se permet des choses enfermées dans le cœur,
Et crée, dans l’entourage, tout un amalgame,
Quand l’esprit ne pense qu’au repos de son âme.
Cette langue d’homme est aussi de vipère.
Elle attise le feu et crée la colère,
De la bouche à l’oreille, la langue coule à flot,
Susurrant doucement les mots qui font les maux.
Et la langue de pie ne fait que jacasser,
Des débris de mots qu’il faudra ramasser,
Le sens est à comprendre selon l’auditeur,
Le dessein est clair et trop calculateur.
Une langue d’oiseau peut servir dans la soupe.
Mais une langue d’oiseau se cherche à la loupe,
Deux langues d’oiseau ne forment point une troupe,
Mais un plus grand nombre fait déborder la coupe.
La langue mielleuse oublie toute dignité.
La langue fielleuse gère son impunité.
Mais la langue de sagesse rétablit l’équilibre,
Et la langue du poète montre bien qu’il est libre.
La langue est pendue, coincée entre les dents.
La langue est sifflante quand les lèvres se ferment,
Quand la langue est douce, elle calme les tourments,
Mais la langue des « maman », c’est la paix qu’elle sème.
Judas le savait mais le destin est clair.
Barrabas devait rejoindre les enfers.
Le juge Ponce Pilate, déclare d’un air sévère,
« Que celui qui est pur, lui jette la première pierre.»



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