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Sous le mal impromptu d’une quête navrante,
Caressant de la main mon bonheur trépassé,
Refusant de céder à la chair enivrante,
Aux dernières lueurs de mon cœur délaissé,


Je succombe aux frayeurs d’une vie nonchalante,
Aux abois chahuteurs, aux diablesses dressées,
Les voix grondent en chœur à ma lyre chancelante,
J’entends venir le son de leurs pas empressés…


As-tu tout oublié de nos fièvres hurlantes,
Mon frère que le ciel se tarde de bercer ?
Porte un voile de paix à cette plaie béante,
Songe qu’un fil peut défaire ce qu’un autre a tissé.


Je ferme les paupières de mes rimes ardentes,
Au manoir perdu des sentiments blessés,
A l’amour de la Muse, je presse la détente,
Et la mémoire sombre en mon âme effacée…


© Spleen – Stéphane Meuret – Tous droits réservés – 2018



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