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L’aube atone des vieux jours vous verra empressé,

Déposer votre lèvre dans une amère fronde,

Aux fontaines perdues de votre âme délaissée,

La vermine boira à votre air qui gronde. 


La jeunesse qui pardonne au destin affaissé,

Se repaît du malheur dont le festin abonde,

Sacrifiant au seigneur sa chair rapiécée,

La vertu vole au vil son aise vagabonde.


Accrochant vos yeux aux tableaux du passé,

Les mains pleines du sang des ambitions du monde,

Vous irez mendier votre rêve trépassé,

Et la mort moquera votre malaise immonde.


Ainsi tombe le masque à l’endroit du péché,

Au front de l’impuissant luit la chevelure blonde,

Sans que rien ne gracie son bonheur empêché,

Il périt poignardé par son ombre féconde.


© Spleen – Stéphane Meuret – Tous droits réservés – 11 Juillet 2018


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