Partagez

Un poète se meurt dans sa longue solitude
Le cœur qui implore, ultime souhait du condamné
Que s’arrête le supplice qui se prend d’habitude
À clouer l’espérance et faire taire ses sonnets

Agonisantes nuits d’où s’évadent rêves fanés
aux éparses bras tendus vers sa muse d’Amsterdam
Celle qui l’envoûte, toujours elle, pendant toutes ces années
Qui le comblent de cette joie qui se lit sur ses larmes

Le poète n’en peut plus de l’indifférente attente
au compte à rebours qui ne porte d’échéances
Des minutes qui trépassent mais qui restent mordantes
Dans la grisaille de ce temps qui ne recule, ni n’avance

Il attend nerveusement sur le dos d’une colline
Yeux mouillés par l’océan qui écarte les distances
Qui l’éloigne de cette muse que longtemps il câline,
Bienheureux d’être l’otage de sa forte attirance

Le consolent à son chevet ses bons vieux troubadours
Lui récitant plaisants poèmes au souvenir de sa muse
Qui réapparaîtra un jour certain sur le piédestal de l’amour
Me revoilà, lui dira t-elle, il est grand temps qu’on s’amuse.



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
5 sur 2 votes