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Elle est comme une image floue qui se gonfle et qui fait enfler mon esprit
Elle m’entraîne de jour, mais plus souvent la nuit dans d’innombrables fantaisies

Elle m’empoigne le cœur, comme une torche enflamme un buisson
Je vagabonde dans son néant en la décorant de mes maigres espérances

La maîtresse de ces lieux est cette puissante inquiétude
Maîtresse invisible et pourtant fatalement présente dans mes songes

Toi ma pensée comment t’apprivoiser?
Comment ne plus m’inquiéter?

Quelquefois j’aimerais ne plus réfléchir ni ressentir…
Rien que pour une fois

Faire comme les animaux qui regarde droit devant eux
Comme en extase devant quelque chose de radieux

Derrière mes yeux se situe un monde indéfinissable et pourtant bien réel
Qui doit s’harmoniser selon sa juste réalité impersonnelle

L’univers qui est dans ma tête est tellement vaste
Que parfois il prend plus de place que toute notre galaxie

Et cette grande dame qu’est l’inquiétude s’amuse avec mes neurones
Avec toutes sortes de scénarios auxquels, je n’ai étonnamment aucune emprise

Elle me stress… me fait sourire… me fait pleurer… me fait être ce que crois être
Comment être le reflet des autres ou de ce qu’ils veulent que je sois, 
Moi, je n’ai pas encore vu mon reflet…

Dans ma pensée, je me suis déjà consolé… mais c’est plus difficile
Pour me faire peur, c’est bien plus facile, c’est souvent nuageux derrière mes yeux.
Dans ma pensée je fais revivre des morts et mourir des vivants

Rares sont les fois où je me suis éveillé en colère, mais plus souvent en pleurant
Les souvenirs sont dans ma pensée, non pas en images numériques, mais organiques

Je peux les refaçonner à ma façon, les faire commencer et terminer dans l’ordre 
et surtout dans le désordre

Toi ma pensée comment te maîtriser et me servir enfin de toi?
Quelquefois, j’aimerais ne plus réfléchir, mais plutôt partir à nouveau
Une autre fois…



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