Partagez

La petite fille au roseau

Assise sur un banc, elle se souvient
d’une petite fille regardant l’eau d’un étang,
la petite fille avais fermé les yeux,
un roseau a la main.

Elle se souvient de la douceur du roseau
qu’elle caressait, libérant ces blessures,
douleur au cœur,
dans un corps déchiré,
violence cachée,
la bas dans la maison des pêchés.

Elle se souvient
lorsque qu’elle avait ouvert les yeux,
sur l’eau trouble, elle vit un visage,
un homme,
le croque mitaine, disait elle autrefois!

Personne ne l’avais écouté,
petite bâtarde,
enfant de nul part,
elle parlait au vent, sourd a sa détresse,
sauf un roseau,
sa douceur lui murmurait tendrement
des mots réconfortants.

Solitaire sur un banc,
un roseau comme ami,
des camarades elle en avait pas.
sa famille, elle n’a pas connu!
Recueillie, dans une auberge,
ou seul le diable lui a ouvert les portes!
la suite, les ténèbres sur terre

Aujourd’hui assise sur le même banc,
devenue femme, elle se souvient encore,
des nuits de brouillard,
tenant à la main son roseau,
cet ami de toujours.

Elle regarde l’eau du lac.
Rouge écarlate, figée tel un soleil couchant
Sa colère, apaisée, le croque mitaine n’est plus.
Elle l’a tué des années auparavant,
en se défendant, il est tombé dans le lac.

Elle ferme les yeux ,
justicière ou meurtrière,?
La revanche, de ces années sans amour.

Que peut elle donnée?
Au hommes, que son regard croisera.
qui feront un bout de chemin avec elle.
Mystérieuse, impénétrable,
froide avec ses démons
Ainsi son âme c’est éteinte à l’amour.

La petite fille au roseau
elle s’en souvient,
qu’elle avais attendu que sonne la dernière cloche,
elle a enlevé la vie au bourreau.
le cauchemar de ses années noires
sont loin dans les roseaux.

Aujourd’hui
enveloppée dans un voile de paix.
Le roseau est encore là.
Un dernier baiser à sont ami,
celui d’un adieux.
Il se fana de chagrin,
partira avec une histoire qui l’a tant ému.

Car pour elle
il n’y aura pas de retour
sur la terre de ses souffrances.

L’étang ne connaîtra plus de printemps,
figé dans un hiver sans fin.
Un miroir de glace, couleur rubis.
la délivrance a signé,
avec le sourire d’une femme.

La petite fille au roseau
un passé enfuit dans les eaux troubles
sous la banquise de l’éternité.

Béatrice Montagnac



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
5 sur 1 votes