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Aujourd’hui j’ai reçu le souverain éloge,
Un poète m’a pris pour me manifester :
« À ta muse, merci, simplement d’exister ! »,
Mon prétexte de vivre et combattre l’horloge.

Ces vers que j’équarris enfermé dans ma loge
Comme un moine d’antan sans dîner ni goûter
N’ont pas d’autre dessein que le monde enchanter
Afin qu’il te connaisse et vénère ta toge.

Cette bonté cachée au fond de ta prison,
Que tu dispenses trop au prix de ta raison
Ne te gagnant jamais ni respect ni louanges.

Mais maintenant tu sais que je ne suis pas seul
À pouvoir déguster les cadeaux de tes anges
Et que ton souvenir survivra ton linceul.



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