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On était de tout petits enfants, insouciants

Mais notre réalité était trop dure,

La misère, surtout, que vivaient nos parents,

Ne pouvait laisser notre enfance à l’état pur.


Ce qui allait surgir ce Premier Novembre, 

De nos montagnes et de partout en Algérie,

Nous le sentions, le vivions, sans bien comprendre,

Ce n’est que plus tard, que nous avons tout saisi.


Notre  mère patrie était ainsi spoliée ?

Prise en otage, par des gens venus d’outre mer,

Qui  nous privèrent de toute citoyenneté,

Et s’octroyèrent les meilleures de nos terres ?


Étonnés de voir des militaires partout,

Effarés, par tant de douleurs, turbulences,

Dans un monde devenu subitement fou,

Nous avons manqué nos  plaisirs d’adolescence.


Notre peuple chez soi est tout pacifique,

Il a épuisé toutes les voies de recours.

La révolution est devenue, droit authentique,

Au bout d’un laborieux et stérile parcours.


Le Dix Neuf Mars a été un jour de fête

Les feux ont cessé entre les belligérants

D’ autres refusèrent, que la répression s’arrête,

Ont pris les armes et ont tout remis en question.


De ce jour à la date de l’indépendance, 

Le sang a encore trop coulé gratuitement,

Une armée secrète voulant prendre vengeance, 

A terrorisé, brûlé, tué des innocents.     


Les citoyens issus d’ailleurs se sont  mis à fuir, 

Craignant ripostes violentes ou nouvelle guerre.

Ils voulaient sauver leur peau, éviter le pire,

Chercher une terre, un refuge même précaire. 


Le Cinq juillet, devenu honorifique,

A été la date de l’indépendance réelle   

L’Algérie devenait état véridique

L’histoire de sa victoire, reconnue des plus belles.


La libération  a été la plus grande joie,

Que le peuple n‘a jamais connu dans son histoire.

Femmes, hommes, enfants, dans les rues, sur les toits,

Drapeaux flottants, dansaient et chantaient la gloire.


Ab.SALEMI Le 1er novembre 2016.

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