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Au moment où le corps
Ne se sent plus assez fort
Que ses gestes au ralenti
Refont de lui un apprenti

Au moment où le mal
Émet l’obsédant signal
Qu’il n’est plus que bétail
Qu’un triste épouvantail

Qui craint la pluie et la nuit
Et ne se nourrit que d’ennui
En se berçant d’illusions
Dans une maison de pension

Ses morts dans les journaux
Tôt le matin les corbeaux
Croassent au faîte des arbres
Leur chant funèbre macabre

Ses yeux ne sont plus des phares
Faibles lueurs dans un visage blafard
Ils ne sont plus explorateurs d’horizons
Globes oculaires éteints dans leur prison



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