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Triste fin réservée aux quartiers perdus
dans Alger en haillons aux balcons suspendus
le froufrou de linge sale aux cordelettes nuancées
apeure l’hirondelle par sa plainte agacée

De la suie colle aux murs, aux façades lézardées
que torturent les caries de l’hygiène bazardée
Et cette haleine fétide de mille restes dégoulinants
qui se griffent à même le sol près d’étals chancelants

Des enfants frôlent les lèvres au baiser crapuleux
d’immondices répugnantes à leurs corps globuleux
que de maladies s’invitant à tel banquet de saleté
Trop gourmandes de vies d’innocents infectés

Et ce trottoir qui pleure en rejets dégoûtants
ruisselant en cascades noires de pus salissants
Quelques sacs éventrés où barbouillent nombre de vers
des rongeurs les reniflent à l’endroit, à l’envers

Le courage fuit les chats bien chargé de dégoût
Ainsi finissent ceux qui prêtent allégeance aux seigneurs des égouts
Un recoin orphelin de regards consciencieux
s’époumone sous la charge de mille gestes insoucieux

Les cravates se froissent chez l’élu du parlement
que de monde injoignable pour un vivre proprement
Le citoyen ne sachant suivre bon conseil
admire sa santé pourrir au soleil



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