Partagez

Qu’est ce que tu en étais fier
Elle s’appelait SUFFREN la belle frégate
Tu n’avais pas encore vingt ans
Quand tu servis à son bord, simple matelot
Engagé, incorporé dans LA ROYALE
Bien sûr, au début tu avais le mal de mer
Là tu n’étais pas en promenade ni en régate
Tu allais prendre le large, longtemps, par tous les temps
Tu n’étais pas le capitaine de vaisseau
Mais un simple marin, un matelot dans LA ROYALE
Sourire et œil ravageurs, comme tu étais beau
Tu séduisais les filles dans ton uniforme de marin
Qui ajoutait encore à ta prestance
L’air coquin tu leur faisais toucher le pompon
Toi le matelot si fier d’appartenir à LA ROYALE
La vie à bord n’était pourtant pas de tout repos
Surtout pendant les tempêtes ou les gros grains
Qui éprouvaient tes nerfs , tes résistances
Il te fallait parfois quitter le pont
Pour les coursives, c’était aussi ça LA ROYALE
Par toi, racontés tes voyages semblaient fantastiques
Tu me disais la fièvre, l’impatience au moment de partir
L’excitation de tous avant de gagner la haute mer
Avec juste ce qu’il fallait d’appréhension
Tu portais haut les valeurs, les couleurs de LA ROYALE
A bord du SUFFREN de l’escadre Atlantique
Des décennies plus tard, tu garderais intacts tes souvenirs
De cette vie de marin, des amis et même des galères
Mais dans tes yeux il y avait toujours la même émotion
Cette fierté, cette nostalgie du matelot de LA ROYALE
00060318-1©2016 CopyrightDepot.com
Sotte, saute donc si tu l’oses
Ma poésie tome 1
The BookEditions



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
4.47 sur 15 votes