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Et dans la nuit noire, mon bel ange s’envole,
Au fond d’un édifice érigé en stuc noir ;
Quand du temps, tu prendras pour prison chaque soir
Pour ton âme troublée, d’un abandon frivole ;

Dans la terre, broyant ta carcasse béate,
Le silence pesant — tristesse de nos soirs, —
Détournera mon cœur de battre et te vouloir,
T’embrasser mon amour, d’un’ piété lauréate.

Ce caveau m’écœure de mon rêve fini,
— Car si nulle peine, comprendra le poète, —
Sombre mes lentes nuits que l’absence me lie,

Devrais-je : « ô souffrance, épouse si parfaite,
Dans mon âme connue et je pleure nos morts ! »
— Oh ! solitude qui abreuve mes remords.

© Patrice Merelle



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