Partagez

Cheminant lentement sur le sable de la plage,
Nous avons observé, de près, le rivage
Tout en programmant le futur voyage
Qui rendra réel, peut-être, ce mirage.
Entendant toutes ces voix de partout résonnant,
Chacun se sentait seul au milieu de nulle part
Même les bousculades semblaient frôlement
Car, autour de chacun, se dresse un rempart !

Au milieu de la foule, paraissant isolés,
La main dans la main, nous nous sommes envolés,
Vers cet horizon qui nous semble étoilé,
Et, par des mots bien doux, nous nous sommes consolés.
Sur le sable de la plage, nos pas nous ont menés
Au milieu de la foule en tenue de plongée
Puis, nous arrêtant, nous nous sommes allongés
Et les rêves puérils nous ont emmenés
Vers ce havre espéré et tant souhaité
Le seul lieu où nous aurions projeté
Nos âmes douloureuses et parfois surmenées.

Nous vivions le passé, le futur, l’avenir
Oubliant le présent qui nous semble ridicule
Nos pensées animées par l’espoir puéril
De deux êtres évasifs aux visions juvéniles
Ce présent amer que nous voudrions bannir,
Ce futur agréable qui nous regarde venir
Le passé se rappelant à notre souvenir
Proclamant que nous deviendrons séniles !

Quel temps faut-il bénir ?
Quel temps faut-il bannir ?
En quel temps vivre ?
Quand faudra-t-il survivre ?
Pourrions-nous revivre
Etre capable de parvenir
A ce havre qui nous tend les bras
Avant que ne résonne le glas ?

Seuls ! Solitaires au sein d’une société
Qui tourne le dos à toute fraternité !
Seuls ! Au milieu de la foule souvent isolés,
Ceux qui vous font du tort se disent désolés !
Désolés de vous avoir jetés dans l’oubli !
Entre tous, le silence s’est fortement établi !
Et, le cœur régi par toute cette insouciance,
Les sociétaires vivent ensemble, séparément,
Se regardant comme chiens de faïence
Vivant dans l’indifférence et l’isolement !



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
5 sur 1 votes