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La terre de mon Grand-Père;

Je viens m’asseoir à l’ombre du chêne centenaire,
A même cette terre où vécurent mes aînés,
Et je revois alors, ce sublime grand père,
Qui m’emmenait souvent avec lui m’y poser.

Il m’expliquait le ciel, la lune et les étoiles,
M’apprenait des chansons comme on chante aux enfants,
Cherchait à me faire rire, racontait des histoires,
Je passais près de lui le meilleur de mon temps.

Sa main posée au sol, il prenait de la terre,
Longuement la filtrait entre ses doigts noueux,
Tu vois me disait-il, c’est un cadeau prospère,
Il te faudra l’aimer, elle rend les gens heureux.

Je m’en souviens encore et je me le rappelle,
Qui regardait le monde avec un air radieux,
Parfois mettait le doigt sur une mappemonde,
Et si on s’en allait, disait-il l’air joyeux !

Il n’est jamais parti, n’a pas quitté sa terre,
Il l’a combien de fois, tournée et retournée,
J’ai vu pousser des arbres, des fruits tomber à terre,
Les labours en été, l’hiver le bois coupé.

Il aimait son pays, pour lui a fait la guerre,
Soldat dans les tranchées, la terre il l’a foulée,
Et quand il la touchait, faisait une prière,
Tout en remerciant Dieu de la lui faire aimer.

Depuis je viens m’asseoir sous l’arbre centenaire,
Et à mon tour je filtre, la terre entre mes doigts,
En souvenir de lui, mon valeureux grand père,
Qui m’a appris la terre, ma madeleine à moi !
Danièle Labranche



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