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La vie, elle va vite et que dis-je, la vie,

L’instant n’est pas rapide : il est inexistant,

Un pur potentiel sans fin s’actualisant

D’attente expectative à son joug asservie.

De ce chaos brutal, il émerge une envie

Fluette et délicate ; elle existe, pourtant

Soit il faut l’accomplir, soit la laisser séant

Retourner au néant sa joie inassouvie.

L’apparence, en ce sens, du monde est le ressort,

La maîtresse du jeu, la limite du fort :

A quoi bon employer, dans ce cas, mon courage ?

Je dois en un regard embrasser les deux bouts,

Le début et la fin, qui cachent quand je nage

Dans la métaphysique, l’indicible en-dessous.



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