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Dans son fauteuil, assise
Comme toujours,
Un livre pour compagnon
Posé sur ses genoux,
La vieille dame respire
Entourée de ses souvenirs.

Sur sa table, une feuille, un stylo
Attendent l’inspiration.
Sur les murs des dizaines de toiles
Racontent leur histoire,
Tandis que d’autres
Inspirent l’imagination.

Dans son fauteuil, assise,
Face au mur, un vieux piano
Semble rompu au silence.
Lové sur lui-même, l’œil méfiant,
Le chat s’est endormi.

Dans son fauteuil, assise
Le visage vieillit
Le corps fragile,
Au regret de son pinceau
Elle regarde son piano
Parle à son stylo.

Dans son fauteuil, assise,
D’une narration sans faille
Elle décrit ce temps révolu
Où les mots coulaient de sa plume
Tandis que son pinceau dansait sur la toile
Aux accords du vieux piano encore vivant.

Dans son fauteuil, assise
Aux souvenirs encore brûlant
De son amant passionnel,
Elle raconte.
L’esprit vif, l’esprit clair.
Son coeur n’a pas vieilli.
Son cœur n’a pas de ride.

Dans son fauteuil, assise
Aux souvenirs encore présents
Elle se prépare pour le grand voyage.
Soignant son idéal
Pour une âme sans ride.

Suspendue au temps qui reste,
Elle tient chaque instant de vie
Comme une tasse de porcelaine.
Ses mains tremblantes
Sa chevelure d’argent
Et son visage aux mille rides
Portent les souvenirs de sa vie.

Dans son fauteuil, assise
La veille dame n’est pas triste.
La vieille dame est artiste.

Josette Gallou-Jouet
Le 6 juillet 2017



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