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Tu estompes tes rides mais tes mains, elles, dévoilent
Ce naufrage insidieux qui ne parle librement,
La jeunesse sourie à ce long châtiment,
La blessure se vit seul, à l’ombre d’une étoile.

Car il brille en ton cœur une gracieuse harmonie,
Toi qui as, de la vie, goûté tous les péchés.
Tes remords t’honorent mais te font trébucher
Sur les marches glissantes de ton espoir vieilli.

Parle à l’âme de celui qui au fond de tes yeux,
Voit cette modeste histoire, cet indicible arôme,
Dis-lui ton sentiment, caresse-le de ta paume,
Sourie à l’innocence, l’amour est contagieux !

Ensemble, nous partirons vers ce fuyant secret,
Qu’y a-t-il de plus beau que cette noble douleur ?
Dans un silence prude, mon vieillard se meurt,
Et sa fragilité abonde mes regrets.

Dans cet ultime échange, nos aïeux nous adressent,
Un don de charité, magnanime et sincère.
Dans le pouls tumultueux d’une vie passagère,
Garde en toi, éveillée, cette sainte tendresse.

Stéphane Meuret,
Mars 2017, Copyright



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