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Avant la première saison, les mères nous font
En geignant de trop porter l’enfant,
Et nous tiennent du bout des seins, l’oraison
Nourricière agréable et si tentant.

Comme un ruban de chair, vif vermillon,
Sanglotant des larmes de sangs,
Après l’ultime séparation de la passion,
Quand nos corps fumaient lentement.

Nous avons du sang sur tout le corps,
Dès ce premier jour, au premier hurlement,
Les pleurs font couler les larmes encore,
Qu’on accroche au sein, en le mastiquant.

Et ces berceaux de chairs, comme une balancelle,
Où un jour, bien trop grand, nous échapperons,
De souvenirs en souvenirs, de cette vie violoncelle,
On sera libéré des émotions des trois premières saisons.

Puis, devenu adulte, nous retournerons à d’autres seins,
Nous rappelant qu’il était agréable de se mettre à table,
Tétant le lait maternel devenu aride, abreuvant le saint
Homme sorti comme un Christ d’une autre étable.

Tous les seins valent bien un Saint apôtre !
La nuit tombée, se retrouver au creux de tes reins,
On s’essaye, on goûte à la femme devenue nôtre,
D’une autre vigne rouge, on devient vigneron de vos seins.



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