Partagez

LA VILLE S’ÉVEILLE !

Il est cinq heures et la ville s’éveille
Et moi, je n’ai pas encore sommeil,
De ma mansarde sous les toits gris
Je regarde ce monde et je le décris.

La clarté lunaire illumine les toits
Et les lampadaires éclairent les voies,
Mais si elles semblent encore désertes
Une vie y fourmille pourtant, alerte.

Au milieu de la cité au ciel de diamant
Un fleuve y coule, paresseusement,
Sur une île se dresse notre flamme
Posée sur l’autel d’une vieille Dame.

A la croisée des chemins victorieux
Se dresse un Arc, Triomphe prestigieux,
Un flambeau en immortalise les héros
Anonymes tombés pour de faux idéaux.

La grande Dame de Fer bienveillante
Est un phare dans la nuit scintillante,
Du haut de son dôme opalescent
Un Cœur Sacré, est là nous bénissant.

Les grands Boulevards aux devantures
Toutes plus belles avec leurs parures,
Contrastent avec la rive gauche intello
Où se pressent tous les bobos en troupeau.

Les noctambules à la recherche d’un taxi
Traînent dans les rues délavées, indécis,
Dans une cité endormie qui se réveille
Les chalands déballent avant le soleil.

Le décor est planté aux teintes aquarelle
Où des chats errants sortent des poubelles,
Quand des belles de nuits au rimmel coulant
Quittent pour le temps du jour, un amant.

Les lumignons de la rue s’éteignent un à un,
La nuit laisse la place au laborieux matin,
Et sous une aube naissante, la vie a repris
Dans cette ville au doux nom de PARIS.

William Lecler
16/04/2017

Copyright 00158591-1

Photo Arnaud Frich



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
5 sur 5 votes