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Les mots fuient sous ma plume,
Sous un poids lourd,
D’un corps meurtri de fatigue.
Le cœur brisé d’amertume,
La tête vide
Et les mots fuient, fuient
Galopent et disparaissent.
Un vide énorme.
Un avenir énorme.
Une vie bâtie sur un vide,
Sur un avenir.
Une tête bien faite.
Une cage à idées.
Un cœur brisé.
Et les mots fuient sous ma plume.
Les mots fuient, fuient,
Galopent et disparaissent,
Comme disparaît la vie.
Un temps passe.
Et un autre temps, qui attend
Le temps qui passe,
Se lasse et passe.
Les mots fuient et les temps passent.
Et le corps meurtri de fatigue
Se fâche et passe
Sur un cœur blessé d’amertume,
Sur un vide énorme,
Sur un avenir énorme,
Sur une vie bâtie sur un vide énorme.
Le corps s’abat,
Il n’en peut plus,
Et disparaît dans le vide,
Comme disparaît la vie.

Younes ZEMNI.



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