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L’adieu

Simple de penser que je ne t’aimerai plus
Absurde de douter de mon cœur absolu
Insensé d’ignorer mon feu impétueux
Stupide de taire mon désir vertueux
Lié à toi comme la feuille à la branche
Je suis le fantôme à la robe blanche
Uni à toi comme la plume à l’oiseau
Je suis la chimère des sens subliminaux
Aveugle comme le temps et le vent
Sourde comme l’eau et les mécréants
Je m’égare la nuit et le jour solitaire
Et suis des enfers l’unique locataire
Loin de toi je m’alanguis et je dépéris
Je suis plus que morte, macabre féérie
Je refuse de ne pas être prés de toi
Bien que je te sache souvent penser à moi
Il fallait bien qu’un jour je te quitte
Ayant traversé ces années favorites
Prétentieuse je me pensais immortelle
Ignorante je me croyais éternelle
J’ai enfin compris que j’étais périssable
Et éphémère comme un château de sable
Je vagabonde depuis dans les nuages
J’ai démantelé les barreaux de ma cage
Et je me perds dans les méandres de ton temps
A ta recherche tout en te sachant absent
Si dans le ciel tu aperçois une étoile
A minuit ou plus tard, agitant ses voiles
Et si tu sais retrouver mon visage nu
Je saurai ce faisant que tu m’as reconnue
Je ferai un signe qui sera le signal
De mon exode et de mon adieu final

Jacqueline Grout
image: woophotos.com



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