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L’AIR DU PAUVRE HÈRE QUI ERRE
Désespéré, le pauvre hère
erre sur une aire sans airée.
Hélas, il n’a plus d’aire
pour cultiver, et des ers
et du blé sur des terres.
Dans son pays, ont airé,
des vautours venus des airs,
et même d’au-delà des mers.
Moderne invasion, c’est l’ère
de la vente des terres
sensée apporter salaires
et nourrir ces pauvres hères,
mais n’apporte que misère !
Très malheureux, il a l’air,
car souvent il désespère
de dénoncer l’arbitraire,
de démontrer le calvaire
de ces ex-propriétaires
à qui ne reste que l’air
des complaintes qui marquèrent
de tout temps les prolétaires.
Comment sortir des serres
de tous ses propriétaires,
qui loin d’être humanitaires,
sont les seuls bénéficiaires
d’un pouvoir discrétionnaire ?
Soyons donc tous solidaires
de tous les contestataires
qui rejettent cette haire
qui les couvre et les enserre !
Aidons-les à trouver l’air
de l’hymne de la nouvelle ère
qui mettra fin à la guerre
de l’humain pour le numéraire !
Chantal Fruit



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