Partagez

En ce songe d’automne se dévoile à mes yeux,
Que la lumière nouvelle ne naîtra que demain.
Nous resterons dans l’ombre et mon art en chemin,
Empoignera la plume de ce soir harmonieux.

Une odeur de chanvre plane en l’air apaisé,
D’une nuit brève et blanche dérobant la clarté ;
Aussi fuyante et suave que des lèvres baisées,
Inspirant chaque page de mon œuvre enivrée.

Propice à tous les rêves, l’âme du soir généreuse,
Vibre au son exalté des auteurs trépassés,
Embrassant dans un chant d’éternel beauté,
Le calice abondant de la rime gracieuse.

Mais se lève à l’aurore sur ma muse vaillante,
Un ciel rayonnant lui volant sa vigueur.
Accablée d’une terne et mortelle langueur,
Elle retourne voguer à sa course insouciante.

Stéphane Meuret,
Octobre 2017, Copyright



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
5 sur 21 votes