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Elle avait beau s’y attendre,
Elle n’était pas prête.
À quoi bon comprendre
Le mal est fait.
A qui la faute
Peut-être la tienne,
Sûrement la sienne…
A chacun son fardeau
A chacun ses maux,
Les siens pèsent trop
Les siens l’enchaînent.
Puisqu’elle ne peut le dire
Puisque le bonheur elle s’interdit
Il ne lui reste plus que les mots
Pour l’écrire…
Tu l’abandonnes.
Seule, face à sa peine
Seule, face à elle-même
Elle te pardonne…
Prisonnière de son passé
Elle avance, sans raison
Cherchant la clé
D’un nouvel horizon.
Sa vie entière elle a lutté
Sa vie entière elle a pensé
Qu’un jour viendrait
Elle peindrait de mille couleurs
Comme une caresse sur son coeur
Tous les stigmates de la peur.
Leur donner l’éclat du bonheur
Donner au gris foncé
Les couleurs de l’arc en ciel
Et changer le goût du fiel
En goût de miel.
Il le faut se sont tes mots
Mais comment apaiser ses maux
Quand la puissance du verbe aimer
Ne reste que l’infinitif
Du verbe souffrir …
Peur d’y croire,
Peur de le vouloir.
Peur de grandir
Peur d’en guérir
Peur, peur toujours et sans fin…
Elle a mal…
Mal d’une enfance
Bercée au son du mot violence.
Mal, toujours et sans fin…
Elle a mal…
Et tu n’as vu que sa tristesse…
Et tu n’as vu que sa détresse…
Flattant ton narcissisme
Caressant ton égoïsme.
Tu l’aimais soumise…
Et tu n’as pas senti son cœur
Meurtri de douleurs
Elle a mal…
Tu ne le sais pas.
Tu ne le vois pas.
Entre vivre
Et mourir de vivre
Elle a choisi partir
Et tu n’as pas compris
Narcissique
Ni les mots de son cœur
Ni les maux de ses douleurs…
Elle est partie
S’éloignant de ton azur
Pour ne rester qu’un point obscur
Dans l’horizon lointain
De cet amour chagrin.

J.Gallou-Jouet
Avril 2014



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