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Je voudrais bien l’amour de toi,
Comme un blason d’Érec
Sur le foulard d’Énide,
Un recoin resté sec
Dans les forêts humides.

Je voudrais bien l’amour de toi,
Pour repêcher mon cœur
Parmi les eaux du sort,
Comme un poisson qui mord
Aux appâts du bonheur.

Je voudrais bien l’amour de toi,
Comme un dernier cautère
Sur ma langue de bois,
Que tant de mots brulèrent
Aux feux épistolaires.

Je voudrais bien l’amour de toi,
Pour une pub d’Atol,
Quand mes yeux tournesols
Sont rivés sur ta robe,
Ouverte avec Adobe.

Je voudrais bien l’amour de toi,
Qu’on fane et qu’on engrange,
Qui se fait dans la paille,
Près des bœufs qu’on dérange,
Pour un sein qu’on débraille.

Je voudrais bien l’amour de toi,
Comme un surplus textile
Sur nos corps érectiles,
Une petite laine
En sus de nos fredaines.

Je voudrais bien l’amour de toi,
Pour briser le cristal
Et les plafonds de verre,
Qui assoiffent ma terre
Sous les cieux de Stendhal.

Je voudrais bien l’amour de toi,
Qui gît dans ton regard,
Qui tremble dans tes mains,
Par tes cheveux épars,
Par tes lèvres carmin.

Je voudrais bien l’amour de toi,
Quand Burton et Taylor …
Quand Lula et Sailor …
Quand Delon et Romy …
Bien plus amants qu’amis.

Je voudrais bien l’amour de toi,
Comme un chacun pour nous,
Un Narcisse à deux faces
Se mirant dans sa glace,
En buvant à genoux.

Je voudrais bien l’amour de toi,
Suis mouton de Panurge,
À suivre les crécelles ;
Cherche un roi thaumaturge
Touchant mes écrouelles.

Je voudrais bien l’amour de toi,
La mort ne suffit pas,
Pour arrêter la vie :
L’insecte est toujours là,
Dont il est l’exuvie.

Je voudrais bien l’amour de toi,
Sans disciple ni maître,
Égaux comme deux êtres,
Que nul ne départage :
Ni le fou, ni le sage.

Je voudrais bien l’amour de toi,
Coupé de Migralgine
Le vin me bonifie.
Les mots se multiplient
De Valentin à Valentine.

Je voudrais bien l’amour de toi :
Dis à ton aruspice
De me scruter le cœur !
Tu t’y verras lectrice
De mon for intérieur.



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