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L’amour fou

L’amour fou ne dure jamais longtemps
Un jour sept semaines parfois treize printemps
C’est selon. Selon que la lune étincelle
Elégante glaciale intemporelle
Ou pas. Selon que le soleil s’enveloppe
D’étoiles contre lesquelles il s’achoppe
Ou selon que le vent coquin s’époumone
A souffler dans les rues polissonnes
Que sais-je ? Il peut durer mais ne perdure
Au delà de la souffrance qu’il abjure
Il disparaît laissant les cœurs endoloris
Et l’âme à jamais blessée au pilori
Larmes amères peines et tourments
Demeurent au seuil du ressentiment
Le temps ne saurait recenser les bâts
Car quand on n’aime on ne compte pas…
L’amour n’est pas insensé mais peut rendre fou
Mirage chimérique aux pieds d’amadou
Il captive ensorcèle et enflamme
Les vaillances qu’il pâme puis qu’il affame
Les délaissant pauvres sur le bord du chemin
Sans d’autre horizon que de s’éteindre demain
Disponibles et tellement inutiles
A un avenir dévasté immobile
Car perfide il pousse dans les nuages
Les espoirs dûment sapés dans leur ouvrage
L’amour fou ne dure jamais longtemps
Si ce n’est le temps mauvais des déchirements



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