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Cauchemars en tête, échappés de la guerre,
Accablés de quitter leur pays embrasé,
Des hordes d’exilés, à l’orgueil abrasé,
Quémandent l’asile, ce qu’ils ne prisent guère.

Épuisés, traits tirés, juvéniles naguère,
Épaules tombantes par le sort écrasé,
Angoissés, mains tendues, en loques, mal rasés,
Les voilà alignés, en colonne grégaire.

Laissant loin derrière eux les clameurs d’épouvante,
Et les vagues fourbes, odyssée éprouvante,
Ils souhaitent la paix, un silence apaisant.

Devant tant de malheur, que n’ai-je mots à dire ?
Ils découvrent enfin cet Éden complaisant,
Notre terre qu’hélas trop aiment à maudire

Ventôse/CCXIX (03/2011)



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