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Ell’ vit sereine en profondeur,
Séduit qui veut et s’en sustente
D’où les on-dit sur sa froideur.

Trop souvent se fait irritante
Pour se défendre ou savourer
Et subjuguer, belle envoûtante.

Menu fretin énamouré
Toujours surpris par la coquine
Tôt digéré, bien entouré.

Le gigolo de la rouquine
Bernard-l’ermite, c’est son nom
Prend mille soins de l’arlequine.

Il la transporte sa Junon,
Vers des appâts, d’autres conquêtes,
Il est support du gonfanon.

Méfiez-vous de la jaquette
Sous la douceur, le prédateur
Guette, digère, « une coquette ».

Je vois le doigt accusateur
Mais nul n’a posé de contrainte,
Cible dans le collimateur ?

La douce fleur que l’on éreinte
Cette sangsue, un cauchemar
Vous la vouliez pour une étreinte ?

Vous la vouliez pour le plumard !
Soyez servi… Tendre furie
Va déguster son zigomar.

Venu plus tôt, pas de tuerie,
C’est que drôlesse aime lesbien…
Vous étiez dans la pénurie !

Dans ce monde où, tout est « combien »
Méfiez-vous de l’apparence
De tout ce dont l’on dit grand bien ;

Toujours cherchez la cohérence
Ou poisson clown encor serez,
Astreint partout en déférence ;

Souhaits et goûts, vous cèlerez,
Puni d’attrait pour la gorgone
Et vous vous étiolerez

Désolé, triste, un épigone.



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