Partagez

L’ange cette nuit sans bruit,
A caressé mon âme endolorie,
Fatiguée des souffrances et des cris,
Je me meurs petit à petit,

Aux couleurs des champs de l’été,
Ce matin je me surprends à rêver,
Le sublime chant d’un roitelet,
Suffit à mon bonheur si sacré,

Le soleil magnifie mon esprit,
Mon arbre l’appelle, je m’alanguis,
Je me repose d’une mauvaise vie,
Ses branches sont pour moi un abri,

L’écureuil discret grimpe plus haut,
La libellule lentement se pose sur l’eau,
Une petite rivière au spectacle si beau,
M’attire follement je me sens fardeau,

Noyer mes pensées, mon corps, ma vie,
Me laisser aller dans le courant de ce lit,
Torturée, abandonnée, salie,
Dans les vagues de mes larmes je m’enfuis.

Un ange m’appelle,  me protège, m’aime,
Me fait oublier ce monde de blasphèmes,
De l’amour qu’il me donne je parsème,
Le jardin de mon cœur comme un poème,

Mes yeux vers le ciel voient l’ange blanc,
De mon cœur un troisième battement,
Qui me laisse la douce caresse d’un chant,
Que mes lèvres chantonnent souvent.

L’ANGE © Copyright 2016 Sylvie Badi



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
4.64 sur 11 votes