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Les êtres de lumière sont fait de deux espèces
Quant aux êtres de chair, ils sont bien différents,
Les uns sont des anges, les autres des démons,
L’être humain demeure celui dont les mots blessent,
Les anges vous guident, les démons vous orientent,
L’être humain est toujours celui qui vous tente.
Qu’il soit frère ou sœur, issu des mêmes parents,
Ou qu’il soit utérin, ce n’est point différend,
Car les liens du sang qui nous lient
Sommeillent quand les paroles nous délient !
L’ange tient le registre et cela est un pacte,
Aucune de ses pages ne demeure intacte,
Le démon s’insère et agit avec art,
Etant si habile, sournois, il se prépare.
Le frère vous embrasse souvent sur les deux joues.
La sœur vous caresse mais ne vise que les sous.
Quand le besoin urgent se fait bien sentir,
Tous deux s’en vont partant sans revenir.
L’on peut bien plier, tomber sur les genoux,
On compte s’appuyer sur le sang fraternel
Et l’on s’aperçoit que ce lien familial,
Souvent trop éphémère et jamais éternel,
Vous refroidira tel un temps hivernal.
Les relations sociales que d’aucuns embellissent
Ne sont, des arbres, que les feuilles qui jaunissent
Le temps de reverdir, de reprendre des couleurs,
L’automne est déjà là et l’hiver est à l’heure.
Le printemps, trop bref, ne dure que son temps.
A peine né, on grandit, on est adolescent,
L’âge adulte survient tel un couperet
Et la fraternité s’en retrouve enterrée.
Qui est l’ange ?
Qui est le démon ?
Entre les frères et les sœurs, ce qui semble étrange,
Et la fratrie se scinde, étoiles au firmament.
Si l’ange, impartial, se contente de vous suivre,
La fratrie, c’est étrange : sa haine peut poursuivre,
Si le démon vous tente, il vous laisse patauger
Car, dans ses méandres, rien ne semble étranger.
Les sœurs tissent leurs toiles et les frères les appâts
Cette haine fraternelle ne conduit qu’au trépas
Entre ange et démon, on ne peut distinguer,
A travers l’amalgame, il faudra bourlinguer.
Mon frère, cet ange, devenu un démon,
Ma sœur bien aimée, source de mes tourments,
Autant se fracasser la tête contre les murs
Que de s’entendre susurrer cette filiation impure.



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