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De l’été finissant ne reste que souvenirs
L’automne flamboyant impose ses soupirs
Les arbres hésitent encore à perdre leur feuillage
Ils rivalisent entre eux en de beaux étalages.

Quand le ciel est plombé, octobre se ramène
Et cette humidité qui partout nous pénètre
On jette des coups d’œil à travers les fenêtres
Espérant le soleil qui ailleurs se promène.

On s’active à nouveau autour de tous ces poêles
Qu’on avait oubliés lorsqu’on vivait à poil
On refait ces flambées qui vont mener le bal
Désormais c’est le tour des langueurs automnales.

On quitte à regret ces habits si légers
Qu’on a si peu sentis tout au long de l’été
On enfile à nouveau pull-overs et manteaux
Dans ces jours raccourcis, on se lève trop tôt.

Alors on s’abandonne à la douceur facile
Du cocon du foyer à nouveau si tranquille
Tous les cris des enfants ne sont plus que échos
La maison est bien vide, sont partis les marmots.

Et on va vers l’hiver en quelques soubresauts
De ces journées trompeuses où il peut faire beau
On a rentré le bois et sorti des armoires
Des habits un peu chauds, toujours la même histoire.

Octobre qui arbore ses galons capitaine
S’en donne à cœur joie de toutes ses fredaines
Novembre est derrière à attendre son tour
Pour nous jouer aussi ses quelques mauvais tours.

Mais moi j’aime l’automne car il ne promet rien
C’est à nous qu’il incombe que de s’y trouver bien
Pour ceux qui ont la chance que d’avoir un foyer
C’est un moment magique pour bien s’y retrouver.

Pierre-Jean Boutet



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