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Ah ! Vers quoi et où irais-je porter ma plainte aujourd’hui ?
Qui comprendra donc la tristesse et le chagrin que je subis ?
Serait-ce toi, ô belle nature, toi qui éternellement resplendis ?
Mais toi aussi, hélas, tu ne pourras plus comprendre ma détresse infinie.
Car, depuis que ma douce et gracieuse bien-aimée s’en est allée,
Toute trace de gaieté en toi est désormais effacée.
Désormais, ni les monts et les plaines, ni les fleuves et les forêts
Ne pourront plus envier la beauté de ma bien-aimée.
Désormais, le printemps a disparu et l’été ne reviendra plus,
Mon rayon de soleil ne brille plus et les feuilles d’automne tombent de plus en plus.
Désormais, le rossignol ne chante plus son chant d’amour mélodieux,
Et, à sa vue, les roses se fanent et n’exhalent plus leurs parfums voluptueux.
Depuis ce jour, ma chair et mon corps, mon cœur et mon âme m’ont été arrachés,
Et seul les souvenirs et les anciens beaux jours m’y sont restés.
Depuis ce jour, ni le temps passe, ni mes larmes ne s’effacent,
Le sommeil m’est inconnu et je vois la mort seule en face.
Ah ! Comment puis-je rester ainsi dans ces lieux sans âme et sans vie ?
Emportez-moi donc, chères hirondelles, dans les espaces d’une autre patrie !



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