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Elle attendait l’homme parfait
Pour s’en saisir comme un trophée
Hélas, elle s’était trompée
Et le destin l’a rattrapée.
Cette dame, dotée d’une patience infinie
Semble, par le Destin, se retrouver punie,
Elle n’avait qu’un espoir et elle avait confiance
Face aux aléas, elle brille de tempérance.
Et attendant longtemps, sans voir rien venir,
Elle n’a pas dû saisir, du temps, la longueur
Son corps a pris le soin d’écourter sa langueur,
Et sans même le savoir, elle put ainsi partir.
A ceux qui espèrent, continuant d’espérer,
A ceux qui ont confiance en leur destinée,
C’est le charme qui opère, quand il peut opérer,
L’attente dure trop, la santé est ruinée.
Il se peut qu’elle ait vu sans avoir rien pu voir,
Elle demeure entêtée, assise sur son banc,
Le destin peut venir selon son bon vouloir,
Elle n’en continue pas moins d’attendre sous le vent.
Pour celles qui attendent que vienne l’homme parfait,
Oubliant que la perfection est l’apanage de Dieu,
C’est la patience qui s’use, chaque jour que Dieu fait
Tandis que cette attente demeure un vœu pieux.
Elle a dû attendre plus de temps que prévu,
L’objet de son désir est peut-être bien passé,
A avoir dû attendre, perdue dans ses pensées,
Il serait bien passé et elle ne l’aurait pas vu !
N’aurait-il point fallu se contenter d’avoir
Une vie bien rangée gérée par le destin ?
Même si certains vivent usant de leur savoir,
Les pages du destin se font fi des desseins.
Se peut-il que, plus loin, blotti sur son banc,
L’homme tant attendu se soit endormi,
Le fil de ses idées déroulé en ruban,
Au destin, il se soit, en douceur, soumis ?
Alors les retrouvailles, sans avoir lieu sur terre,
Se feront sûrement en un milieu propice,
Si deux personnes y croient dur comme fer,
Le destin agit et devient leur complice.
L’union sera bénie, peut-être, dans l’au-delà,
En attendant, personne n’a pu sonner le glas,
Et la confiance unie à la patience
Se font fi, désormais, de toute allégeance !



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