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L’aube est là!

Le matin se lève, je suis déjà tout en émoi
Je me dis tout bas, quel bonheur d’être là
Toi tu dors encore, ta nuit mouvementée

Ce matin est à moi, il me faut te délivrer
Chercher ces raisons qui te tourmentent
Et cueillir au jardin la rosée de la foi !

Tu sais, celle qui autrefois nous abreuvais
Celle que je te servais encore emplie d’espoir
De nos rêves oubliés, de cette passion étoilée

Bercés par la naïveté, nous souriions à la vie
Puis je suis laissé aller à croire en tes envies
Cherchant en l’infini la poussière de l’ironie

Je cherchais dans mes nuits des raisons de toi
L’insomnie du désir, la folie mise aux aboies 
C’est à ce moment que tu as cru aussi en moi

Je suis tombé si bas, mais le choc fut pour toi
Sous les tuiles de ce toit, d’où résonne ta voix
Aujourd’hui mes matins sont devenus pantois

Le matin sans toi, c’est une vie inaccomplie !
Je me fais des anchois ! C’est en cela l’ironie
Las je froisse ma feuille imaginaire, je souris

Et si j’écrivais sans compter !
Pour vous livrer de la volupté
Des kilomètres de pure bonté

Une rivière où coule la tendresse
Une raison qui se fait maladresse
Mais voilà ! Je suis une forteresse

En écrivant j’oublie mes matins
Je sais que mes mots sont mutins
En tout cas je me livre en chemin

L’encre ne me manque pas
Mes idées sont toujours là
Serai-je devenu votre appât

Thierry Titiyab Malet



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