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Sur ce banc vide
Ne subsiste désormais
Qu’un effluve du parfum
De celle qui fut jadis
La fleur de mon jardin.
J’ai demandé aux vagues
Qui divaguent dans l’océan
J’ai questionné les nuages
Qui se jouent du vent
J’ai parlé aux moineaux
Qui gazouillent sur les branches
Et même aux lézards
Des murs qui se lézardent.
Personne ne l’a vue.
Les vagues qui se mouillent
Les nuages qui s’essoufflent
Les moineaux qui frissonnent
Les lézards qui se dorent
Et les cigales qui chantent
Rien!!!!Personne ne l’a vue.
La lune qui sommeille
Et le gardien qui veille,
Le réverbère qui éclaire,
Et le soleil qui s’éveille
La plaine qui s’étale
Et Le chemin qui serpente
Rien !!Personne ne l’a vue.
Les porches des maisons
Et les trottoirs bondés
Les marchands de beignets
Et les badauds qui flânent
Même ce fou au coin de la rue
Qui radote son histoire
Et ce curé austère
De cette paroisse  » à genoux »
Qui psalmodie des louanges
Et cette fontaine qui pleure
Exilée sur ce chemin,
Rien, aucun ne l’a vue.
Demain, au jour naissant
Comme personne ne T’a vue
J’irai une fois encore
Sur ce banc vide
Où subsiste désormais
Cet effluve du parfum
Qui fut jadis aussi le mien.
Et, l’espace d’un songe
Je te reverrais enfin
Mêlée à l’ombre des frênes
Et aux odeurs du jasmin.
Abdelaziz Benzid  » le souffle des mots  » .editions « Edilivre »2016



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