Partagez

Un sommeil m’engloutissait comme un océan
Dans un monde muet fait de noir et blanc
Je me voyais dans mon rêve un triste bateau
Je glissais sur l’eau, mes rames, des rameaux

Galhaubans, de nuages sombres, vêtus
Mes voiles ramassés aux mâts têtus
M’empêchant d’embrasser libre les vents
Ou de voir dans la grisaille, de clairs fonds

Le gouvernail bloqué vers une direction
Terre connue ou une longue perdition
Les vagues caressaient mes flancs passants
La quille palpait le noir trop aveuglant

Percutant parfois sables et rochers émergés
Du néant par surprise, entravant mes trajets
Moi, bateau prisonnier du destin capitaine
Seul guide dans ces inconnues océanes

Bateau mou ou ardent ne trouvant où aller
Sans bons vents et voiles toujours affalées
De ce mauvais rêve trop engloutissant
Tu m’as sauvé, ton visage resplendissant

Comme l’étoile peu à peu des nuages
Luit pour montrer au perdu le passage
Je t’ai trouvé mon amour, belle et rebelle
Tout changera désormais, hisserons nos voiles

Ensemble, prendrons la mer en louvoyant
De près au près pour remonter le vent
L’amour notre capitaine, à la cape mettra
Notre bateau, si tempête se déchainera.

ZARIF Ouaid, le 27/07/2014 écrit en partie le 28/02/2013.



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
4 sur 1 votes