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Dans quelque village éloigné
Où les moutons et brebis régnaient
Un jeune berger vint à succéder,
On lui donna une trompe,
Au cas où il aurait besoin d’être aidé
Si les loups venaient à attaquer le troupeau.
La vie du berger à la montagne était monotone
Il s’ennuyait : il ne savait point parler à sa faune,
Il prit un jour sa trompe et fit sortir le signal
Les paysans accoururent, mais ne trouvèrent que le berger pâle,
Et les brebis bien calmes entrain de brouter
Le berger resta bouche bée et les paysans ne trouvèrent rien à ajouter
Mais, ils s’indignèrent en silence.
Des jours passèrent, le fait fut comme oublié
Le berger reprit sa vie et les paysans firent de même,
Il commença à rêver, à contempler, à confier
Il entreprit des lectures, et fit même des poèmes,
Un jour qu’il rêvassait, voyant en sa trompe une flûte,
En sortit le son convenu, sans même s’en apercevoir,
Donc, imaginez sa stupeur et sa surprise de voir
Près de lui tous le paysans, bâtons à la main ; zut …
Des jours passèrent, mais des mois plutôt,
Le berger trouva sa vie idéale, pas trop tôt,
Il put voir les différences entre ses jours semblables.
Les loups vinrent pour la première fois, affamés,
C’était la nuit, mais le berger les vit, et courut vers sa trompe…
Le son fut répété, par lui, par la montagne,
Personne ne vint ; et les loups firent si bien leur travail …



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