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la mer a façonné ses roches vallonnées

en temps immémoriaux et en rêves glacés

infatigable allant , ressac inavoué

Qui résonne sans bruit au cœur des coquillages

.

La mer a ferraillé, a sculpté un passage

dans les terres arides et les froids paysages

Elle porte plus loin son inutile ouvrage

A ressasser sans fin, à relire ses plages

.

je n’ai pas de remord, je suis placide et vain

j’ai trouvé mon chemin dans le froid mariage

de ce monde puni et de mon Moi sauvage

et je roule toujours mes cailloux à la nage

.

En Sysiphe vainqueur j’ai choisi ma douleur

à retailler mes mots, à briser mes je t’aime,

mon coeur s’est pris soudain dans la roche amène

pétrifiée à jamais

à jamais souveraine

 



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