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Je t’aime, mon élu, mais le cœur n’y est plus !
Je t’aurais soutenu si tu n’avais déplu !
Tu oublies que le cœur est un organe changeant
Qui aime ou déteste si l’on est négligeant
Des devoirs sociaux, nécessaires, impérieux
Qui rongent le cerveau, le rendant soucieux,
Orientant les idées vers des buts indécis
Quand ton but est bien clair et surtout précis.
Ton but est d’asseoir un pouvoir personnel
Faisant fi des devoirs et des obligations,
Pliant sous le besoin d’un plaisir charnel
Tu oublies les devoirs et subis les passions !
Tu fus un ami cher, secondé au besoin,
Tu devins obscur sous des cieux cléments
Ton front s’assombrit et tu prends grand soin
Savourant ton pouvoir et ce à chaque instant !
Tu es et tu n’es plus que l’ombre de toi-même !
Tu crées le vide où sombre ton avenir,
Assumant tes passions, tu crées des problèmes
Là où ton devoir t’appelait à agir,
Semant la zizanie au sein des citoyens,
Opposant entre eux villageois et citadins,
Favorisant ceux-ci, défavorisant certains
Tu jouis d’un pouvoir éphémère, incertain !
Etant l’ami du cœur, besoin sentimental,
Tu brillais d’une lumière, aujourd’hui banale,
Assis sur un siège devenu trop bancal,
Ton amour pour toi-même me semble anormal !
Le mandat d’un élu ne dure que son temps !
Une fois achevé, tu rentres dans les rangs,
Mais les rangs parsemés si dissolvent soudain
Car tu sembles ne plus être qu’un parfait crétin.
Pourquoi a-t-il fallu que tu sois candidat ?
Et que tu sois élu pour régir un mandat ?
Si tu étais resté un simple fonctionnaire,
Et tu aurais vieilli en simple sociétaire !
Et quand je dis « Je t’aime » il me semble mentir
Car tu n’aimes que toi-même pour bien le ressentir !
Le jour viendra où tu devras partir
Et j’ignore, hélas, comment tu vas t’en sortir !
Car, « je t’aime – Moi, non plus »
Se dissipe quand tu as déplu !
Galilée disait que la terre tournait
Moi, je dis que le « fleuve a été détourné » !



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