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‘’Lettre de créance’’
Au nom de l’histoire et du peuple de Numidie(18)
Je me présente ce jour dans ta citadelle
Pour te remettre ma lettre de créance d’un érudit
Qui me désigne en qualité d’émissaire près de Palmyre.
Envoyé spécial de mon sire Syphax et son aile
Le légat de tous les peuples de la Maurétanie martyre.

Par cette vertu, je me réjouis en concert,
Avec ta cour, à laquelle tu m’inities,
La valeur indubitable d’un plénipotentiaire,
Qui m’affecte la fonction, de la haute raison
Qu’on octroie aux princes de la Phénicie
Devant ce prétoire, où tes hôtes ici présents,

Où s’entrevoient, les éminents que tu coudoies !
Devant tes vizirs, et tes conseillers permis,
Tu m’agrées le titre d’un officiel que tu tutoies.
Quelle est cette faveur que tu me munis
Qui me captive dès lors par ton génie
Elles me pénètrent, me saisissent et m’affermit

Par des échos qui dérivent libre pour tout désir
Ils m’attachent à vivre un exergue sumérien
Aux foules qui affluent jalousement pour saisir,
La main d’une icône trahie par son esclave affranchi.
Assiégé dans son manoir, par les traîtres d’Aurélien,
Tu ne finis pas de délivrer un parfum qui m’avachit

Où bat d’ailleurs ton cœur émotif pour ta liberté,
Depuis la reddition de ton célèbre trône,
Où je n’y étais, et que je n’avais aucune infinité,
Avec ta légende jadis où je n’ai jamais vécu.
Zénobie tu es là, ton âme agrès à toutes les zones
Je viens pour découvrir ta légende vaincue.

Ta fragrance qui s’exhale, elle te met réelle, là
Frétillante, protégée par tes boucliers et sereine.
Blanche dans ta lumière qui m’attire par- delà.
Elle me captive, elle m’emporte vers les orées.
Des temps antérieurs où la vie était pérenne.
Je vois ! Ton œil éveillé sous ta toison dorée.

Tu me saisis à travers mon rêve, et tu continu,
À me discourir inlassablement un amour visible,
À l’aussitôt cette illusion forte qui m’est venue
À mes yeux entrouverts sur tes mérites non honorés,
Qui me pousse à te voir avant tous risibles,
Voulant te saisir, te supplier et devancer mon arrivée

Je te soutiens à tous les maux et à tous préjudices,
Que tu as subi par les désinvoltes d’Aurélien !
Tu me vois, quand j’arrive pour ton auspice,
Ton âme est bien là vive, elle refuse toute attaque,
Au-dedans tes entrailles qui ne veulent en rien
Se mêler, elle agrès aux ce zénith paradisiaque,

Pour que tu vives ce temps et apprécier son éclat
Congénère ayant l’allure élevée de ta haute seigneurie
Aux parures que tu portes et qui te gave un climat,
D’un parfum abondant, affranchi et sans encuve
Sais-tu ! La voie suivie de l’Inde à ta contrée fleurie
Où se tenait à mon voyage, la trace de ton effluve

Damas (Syrie), le 12 mars 1985
Par: Echchikh Adda
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Zénobie la reine de Palmyre : ou  »Zénobieh », Morte en 274 en Italie, reine de Palmyre entre (267-272), elle gouverna après la mort de son époux Odenat issu d’un grand tribut arabe, elle étendit son autorité de l’Asie mineur à l’Égypte. Zénobie (IIIe siècle apr. J.-C.), Reine de Palmyre (267-v. 272), femme du roi Odenat, née à Palmyre (Aujourd’hui Tadmor, en Syrie). Après l’assassinat de son mari, dont on pense qu’elle est impliquée, Zénobie exerça le pouvoir comme régente au nom de son jeune fils. En l’espace de trois ans, elle avait étendu sa souveraineté à l’ensemble de la Syrie, de l’Égypte et la majeure partie de l’Asie Mineure, grâce à une alliance déclarée avec Rome. En 271, toutefois, les ambitions de Zénobie à l’est forcèrent l’empereur Aurélien à prendre les armes contre elle. Après s’être emparé de presque toutes ses possessions, Aurélien mit le siège devant Palmyre. Elle tomba, et Zénobie fut emmenée captive à Rome. Elle reçut plus tard un domaine à Tibur (aujourd’hui Tivoli, en Italie) où elle se retira pour le reste de ses jours. Femme d’une grande beauté et brillante, Zénobie est restée dans les mémoires pour son ambition implacable.
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(18) Numide (autrefois, région d’Afrique du Nord l’Algérie sous l’époque de Syphax.



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