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Au travers de multiples branchages
Qui, sous le vent de nos grands ancêtres
Remuant chaque partie de leurs êtres,
Formant la douce mélodie des feuillages,

Une tête amicale apparaît, soudain,
Sort de la brume de verdure.
Diplodocus aux géantes allures
Gambade, là, entre ces grands brins.

Sa taille dantesque, que renifle le nez
De tous ces carnivores cachés, aux babines
Humides d’où jaillissent des eaux cristallines,
Ruisselant le long de chaque croc aiguisé,

Guettent, non loin, la langue sauvage et baveuse.
Maître de la cynégétique, du continent,
Attaquent leur proie l’estomac gourmand, grondant
Puis dévorent les chairs rouges et aqueuses

De ce puissant géant aux plaintes sismiques,
Sa chute résonant dans toute la Laurasie.
Abel, sa carcasse démontée, gisant, ici,
Caïn soulageant son ventre hystérique.



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