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Les nuages contemplent les rivages du Croisic
Et voyagent propulsés par un vent maléfique
Qui jamais ne s’éteint, qui jamais ne faiblit,
Ces assauts font du port ce petit paradis.

Les volets sont fermés sur le vide des rues.
Quelquefois l’on rencontre un vieillard trapu :
Sourire douloureux, silhouette surannée,
Qui prend cœur parcourir le rebord des allées…

Allées de son enfance aujourd’hui disparue.
Tu devrais les conter tes histoires perdues

A ces jeunes insouciants qui inondent l’été ;
Mais rien ne traverse la marée éternelle :
Les douzaines de coques délaissées pêle-mêle
Sur les marches du port qui te sert de passé.

Quelquefois l’on rencontre un vieillard trapu
Qui devrait les conter ses histoires perdues.

Stephane Meuret
2000, Copyright



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