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Du nouveau règlement d’avril
je suis resté nu sur mon fil
dire que je n’étais pas au courant
ce fut pour moi un ouragan.
C’est bien plus qu’une défaite
cette fois-ci c’est vraiment l’omelette
je vais me retirer vaincu
je suis tombé de haut dans les nues .
Quand on produit comme à l’usine
c’est le poète qu’on assassine
la moisissure sur les racines
abîme toujours l’arbre d’épines .
J’avais pourtant cru rêver
je me retire sur la pointe des pieds
pardonnez-moi petit Jésus
mais quand on éteint la lumière des rues
la grève on ne la voit plus
on a l’impression d’être au rebut .
Oh ! Poème adoré
tu seras ici le dernier
car moi je me sens m’en aller
vers d’autres eaux et d’autres étés .



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