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Souffle glacial, de la vallée des morts,
Chargeant les cœurs malades et les âmes meurtris,
Dont tissent les aigreurs et les torts,
Se répand en douceur sur l’esprit attristé,

Ö désespoir, tu couvres l’infime fleur,
Qui puisse par sa beauté, réjouir encore,
En abondance, tu l’arroses de pleur,
Cachant tout nouvel horizon par tes tristes contours,

Oh ! C’est que par malheur, la vue se rétrécie,
Ne voyant plus au bout un rayon de chaleur,
La rose se fane, perd son parfum, flétri,
La morosité s’installe, tuant ainsi le cœur,

C’est que tu guettes les soupirs, pour enfin t’installer,
Faut-il encore que le chagrin soit si fort,
Pour vraiment être abattue et se laisser aller,
Tu es cruel, aussi, pire que la mort,

C’est que la mort, si tu ne sais, soulage !
De lourds fardeaux, et de tous les malheurs,
C’est comme un long voyage,
Chacun le prend un jour.

Ana Lina
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