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Au carrefour en foule, il y avait un mors,

Près du mors, il y avait un mort.

Non loin, il y avait un cheval mort,

Attaqué par un chien furieux qui mord.

Tous courraient sans raison vers cet homme mort,

Qui rencontre la mort dans ce virage qu’il amorce.

Le destin eut raison de lui sans remords,

Fut-il en grâce sans crasse un beau et jeune maure.

Il devait les regarder tous en riant à mort,

Car désormais sans peine au pays des morts.

Ce lieu sans beauté pour les vivants en remords,

Puisque la vie ici bas parait douce à mort.

On pouvait alors lire le sourire du croque-mort,

Saluant l’arrivée de ce beau client mort.

Les pleurs hypocrites des « sauve-morts »

Invoquant toute la nuit le dieu baal sans remords.

Les derniers conseils sourds des religieux au mort,

Désormais silencieux attentif avec mors.

Ce mors du vivant laissé au cheval mort.

Les musclés sans peur et sans crainte du mort,

L’enferment sous la terre des ancêtres sans remords.

Les poulets et les bœufs innocents trouvent la mort,

Entre les dents des hypocrites qui pleurent la mort.

La mer se coule les urines des inconscients morts,

Qui au fond des bières se moquent sans remord.

Puis vient le temps qui oublie le vivant mort,

Devenu peut être feu dans le feu de la mort.

Le temps ne laissant aucune seconde sans mort,

Continue son vol furieux sans remord,

Emportant beaux, jeunes, vieux et bébés en mors.

Rien n’est emporté par ce propriétaire mort,

Qui a comblé banques et parcelles sans remords.

Puis arrivent les enchaînés du processus mort,

Où chants et dans accueillent ce trésor qui mord.

Je cultive mon champ pour un futur sans remords.



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