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Avec une allumette et par son étincelle
Les flammes s’élèvent bien haut dans le ciel,
Découvrant des cendres et parfois des braises,
La trace est noircie sur la terre glaise.
Préparant la table, on ajoute des chaises
Les gens susceptibles évitent d’être à treize,
La superstition n’aime pas les échelles,
Mais les braises sont là du feu éternel.
Allumer un feu, brûler la nature,
Jeter autrui, au lion, comme pâture,
Ce petit feu devient incendie
Le doigt qui l’allume en sera maudit.
On allume souvent un feu dans les cœurs,
Néron se découvre beaucoup d’amateurs,
L’histoire a jugé ces pauvres idiots
Et les a classés tous fous et en lot !
Société malade de tous ses sujets !
Que peux-tu bien faire de tous ces rejets ?
Peux-tu te défendre, rejetant ce fruit
Ce bras qui t’étrangle, ce geste qui te nuit ?
Ce groupe honorable tellement instruit
Auteur de ce feu qui les a détruits
Regarde d’un œil sombre ce qui se construit
Ce sera la source de leurs gros ennuis.
Le feu est chez moi et j’en vois les flammes
Je sens que la paix s’impose à mon âme
Car, découvrant que l’incendie est ailleurs
Et que mon verger s’honore de ses fleurs.
Archimède disait : « Enfin ! J’ai trouvé »
Car chez ces instruits, le feu a couvé !
Pour l’intelligent, c‘est la paix totale,
La sérénité s’impose au cordial.
Quand l’intelligence s’allie à l’instruction,
Cela nuit gravement à toute éducation,
Mais quand l’intelligence demeure naturelle
Paix et symbiose sont amies fidèles.
Braises, cendres et mauvaises pensées,
Idées noires sans cesse ressassées,
La grande désillusion d’un pouvoir brisé
Ne font point d’un sauvage un être civilisé,
Quand chimie et santé et informatique
Donnent un trio, vision maléfique
D’un projet plus que diabolique
Allant d’une allumette
A l’incendie, objet de leur quête.
Les braises et les cendres sont déjà éteintes.
Ainsi l’objectif demeure hors d’atteinte
Tant que l’incendie n’atteint que les mains
Qui seront les victimes de leur propre dessein.



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