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Bois de l’île

Je suis taillé dans ce bois
Un bois né sur notre île
Un bois dur tel l’acier
En ce rêve vite oublié

Je suis taillé dans un Teck
Puis mis en hypothèque
Par un sort Toltèque !
Me voilà tel un métèque

Maintenant seule mon âme vogue
Et mon tempérament se trempe!
Je vis dans un monde
Qui ne m’appartient pas,

C’est lui qui m’a accepté
Et non l’inverse!
Pourtant je suis bien obligé
De constater que ce monde

Est fait d’imperfections
De joies et de ses inutiles
Qui se joignent aussi
Tant et si bien à l’agréable

Pour nous donner une apparence,
Une impression d’être!
Je suis né d’un hasard,
Ou devrai-je dire d’une rencontre forcée

Entre deux êtres qui sur le coup
N’y pensaient même pas!
Je n’étais qu’une de leurs pensées,
Peut-être même qu’un mauvais essai!

Deux êtres qui pensaient
Qu’ils se devaient de réagir
Et de forcer les choses
Car ils étaient si surs d’eux

En quoi devrai-je regretter leurs choix
Pourquoi suis-je si soudainement pris
De ces questionnements sur la vie,
Sur la réalité que l’on me camoufle ?

Sur la possibilité que nous ne serions (être)
Rien, ce malgré les volontés malsaines
Qui nous ont entraînés sur les sentes de la vie
Mais l’avis ne m’appartient pas : Hélas !

Je suis taillé en ce bois de l’île
Dur et fait pour appartenir
À l’idylle qu’on s’en fait
Ancré dans mes souvenirs

Thierry Titiyab Malet No copyright (14 octobre 2017)
Le fils du Filaos !



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