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Le fou de M’tira

Il était coiffeur et avait un beau salon,
Bien situé, sur une rue très passante,
Que les collégiennes du terroir fréquentent,
A l’approche, des heures de cours, environ.

Il était un beau brun, bon genre, bien habillé,
Coiffé à la Johnny Halliday, comme toujours,
Il surveillait de l’œil, leur aller et retour,
A la recherche, de la perle bien aimée.

Pour son grand malheur, M’tira était très belle,
Trop jeune, bien instruite, de grande famille.
Même si par nature elle était gentille,
Aucune affinité ne le rapprochait d’elle.

Taille svelte, yeux et cheveux, noir ébène,
L’allure flottante, le visage rayonnant,
La belle tresse, sur le dos, descendant,
Et son fier port de tête, en font une reine.

A son passage, il se mettait au garde à vous,
Scrutant, mendiant presque le moindre sourire,
N’obtenant d’elle, souvent que des fous rires,
Son visage l’obstinait, le suivait partout.

Les vacances étaient pour lui, une souffrance.
La rue, le monde se vidait complètement,
Le manque de M’tira, lui causait des tourments.
De là commença, sa folle transhumance.

Comme les autres élèves de son âge,
Elle quitta, pour ses études, notre ville,
Son grand départ, le rendit presque débile.
Le comble, fut la nouvelle du mariage.

Le désormais fou de M’tira, ferma le salon.
De l’élégant homme, il ne restait presque rien.
Juste un vague souvenir, d’un espoir bien éteint.
Pieds nus, barbu, il portait ses cheveux très longs.

Auteur A.SALEMI



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