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Le grenier

Comme un battement de cil
qui s’abat invisible,
implacable et subtil
je n’ai gardé que le compatible.

J’ai rangé des tas d’instants dans le noir
Dans un coin du grenier de ma mémoire.
Je les croyais effacés, perdus a jamais
Mais, j’étais bien innocent il est vrai.

Pourtant un jour je suis monté au grenier
avec en moi la sensation qu’il m’appelait.
Là, dans un monde de silences
s’étalaient sous mes yeux mes absences.

Draps blancs ou fantômes inanimés
une fois au grenier on ne peu plus reculer.
J’ai ouvert les volets qui cachaient la lumière
et sous les draps j’ai retrouvés mes hiers.

Mais me croirez vous, aussi mes lendemains.



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